ANITA BERCHENKO

J’ai passé mon enfance à lire, et à regarder les gens… Les paysages aussi, qui ont eu une influence certaine sur mes premiers textes, tout imprégnés du climat parfois glacial de la Marne. Enfant, je passais mes vacances en Normandie. Il n’est pas étonnant que la mer et les grandes plages normandes apparaissent régulièrement dans mon univers d’écriture. Pas innocent non plus mon amour pour Maupassant.

En 2003, j’ai quitté Reims pour Toulouse, et j’habite aujourd’hui un village à quelques kilomètres de la ville rose. Un nouveau départ pour une nouvelle vie, et des influences différentes sur mon écriture. Le soleil, la lumière et la chaleur du Sud ayant incontestablement une action sur les caractères et les modes de vie.

Je me définis volontiers comme épicurienne et éclectique. J’essaie d’avoir le même regard curieux pour les grandes œuvres et les petits riens du quotidien. De ramasser des petits plaisirs et des petits bonheurs comme des coquillages sur la plage. 

Je suis entrée en écriture par la poésie, puis de grands auteurs, Maupassant, Nicolas Gogol, Annie Saumont, Sépulveda, Carver (la liste n’est pas exhaustive !) m’ont ouvert les portes de la nouvelle. J’aime ce défi que la forme courte impose, cette exigence et cette pression jusqu’au point final. Ce qui m’inspire ? Parfois un paysage, une petite rue, une fenêtre fermée, une silhouette, un mot ou une phrase vont m’obséder pendant longtemps. Des morceaux de textes se mettront peu à peu en place dans ma tête… 

Quoi d’autre ? Me promener dans la rue et deviner ce qui se cache derrière les murs. M’installer à une terrasse de café et regarder les gens passer. Imaginer leur histoire, ou leur non-histoire. Déambuler sur le net et scruter ce monde virtuel où chacun, souvent, a quelque chose à cacher. Raconter des moments d’existence, insignifiants, ordinaires, mais qui peuvent poser question. Décrire des petites vies…

J’aime écrire comme on regarde un tableau, me laisser guider par les couleurs ou les formes, les sensations dégagées par des petites touches de peinture.  Écrire en musique (Massive Attack, Brigitte Fontaine, Noir Désir, etc…), rythmer mon écriture par des petites pauses café, des petites pauses plaisir pour relancer les mots. Tenter de surprendre, de séduire, de déranger parfois.

Beaucoup de publications en revues littéraires ont jalonné ma « carrière » de nouvelliste, des prix lors de concours aussi.  Puis sortie en 2010 de « Petites morts en plein jour », recueil de nouvelles,  chez Microcosme Editions.  En 2011, c’est l’aventure du numérique qui débute, avec « Les hirondelles sont menteuses », recueil de nouvelles, chez Numeriklivres.

Blog de l’auteur

Télécharger et lire les Hirondelles sont menteuses

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  1. auteursnumeriklivres a publié ce billet